Photographier au musée

musée du Louvre aujourd'hui

photo Jean-Pierre Dalbéra

Peut-on prendre des photos d’œuvres dans les musées ? Voici la question qui fait encore polémique. Pourtant le ministère de la culture a publié en 2014 une charte de l’usage de la photographie dans un établissement patrimonial, appelée « Tous photographes« . Cette charte émettait quelques consignes pour photographier sans importuner les visiteurs. Cependant, dans bien des musées, la règle reste toujours la même : pas de photos !

Pierre Noual, docteur en droit et historien de l’art propose un travail de synthèse qu’il reprend dans un «guide de sensibilisation juridique à l’usage du visiteur-photographe» intitulé «Photographier au musée». Droits d’auteur ou règlement intérieur, le juriste examine les arguments avancés par les musées pour interdire ou restreindre le droit de photographier notre tableau préféré. Pas sûr que cela fasse évoluer les musées sur ce sujet ! Pourtant, il en faut des fois peu, comme le rappelait Libération dans  dans un article sur le même sujet : « Pour mémoire, il a fallu que Fleur Pellerin, alors ministre de la Culture, partage un cliché d’un tableau de Bonnard sur Instagram pour que le musée d’Orsay se décide, en mars 2015, à lever l’interdiction de photographier ses collections.« 

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Doux Amer

Vandeen1« L’univers que nous dévoile Michel Vanden Eeckhoudt n’est pas gai. S’il ne parcourt pas la planète pour témoigner des douleurs du monde, s’il échappe à la fascination de la guerre, du drame et du sang, on voit bien qu’il ne pactise pas avec le monde des privilèges. Il nous parle de nous. De nos enfants, de nos journées, de notre solitude, de nos bouffées d’allégresse, de nos fatigues, de la mort qui rôde, de la curieuse façon dont la terre tourne, de la lumière qui découpe étrangement nos silhouettes sur l’absurdité du monde. » [Francine Deroudille – extrait de Michel Vanden Eeckhoudt, « Photo Poche », n° 110]. Le photographe belge a privilégié des photographies d’animaux pour parler de nous, pour interroger nos sentiments : colère, peur, inquiétude, rage, angoisse… Dans des compositions tirées au cordeau, drapées dans des gris veloutés et des noirs charbonneux, les images revêtent un ton plus grave, plus sombre qu’à l’ordinaire, qui ne doit ni repousser, ni faire oublier l’humour ou le clin d’œil.

Membre cofondateur de l’agence VU’, Michel Vanden Eeckhoudt est un photographe belge, né en 1947 à Bruxelles et décédé le 28 mars 2015 dans la même ville.

VANDEN EECKHOUDT, Michel. Doux-amer : exposition du 1er juillet au 22 septembre 2013 dans le cadre des 44es Rencontres internationales de la photographie d’Arles. Paris, Delpire ; 2013.

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L’arbre qui cache la forêt

Arbre2L’arbre est partout, en ville, à la campagne, à la mer, à la montagne. L’arbre est surtout particulièrement photogénique. Mais plus que le côté sylvestre, c’est la profonde diversité des photographies qui interpelle dans ce livre. Photographes anonymes ou maitres reconnus, débutants, élèves ou professeurs nous offrent à travers mille techniques un hommage à l’arbre et au plaisir qu’on prend à le regarder

Henri-Langerock_Une-allee-dans-la-foret-de-fontainebleau_avant-1872

Henri Langerock – une allée dans le bois de Fontainebleau – avant 1872

Les photos présentées dans ce livre proviennent de la remarquable et considérable collection de l’école des Beaux-Arts. 70 000 épreuves et négatifs rassemblés à des fins pédagogiques pour servir de documentation aux élèves. Regroupées en trois parties (l’arbre et la nature, l’arbre et la ville, l’arbre et l’homme) ces photographies, où se mêlent documentation et recherche artistique, témoignent du lien privilégié entre l’homme et l’arbre.

L’Arbre et le photographe : exposition présentée à l’École nationale supérieure des beaux-arts, du 3 février au 22 avril 2011, [Paris]. Édité par Beaux-arts de Paris, les éd.. Paris ; Ministère de la culture et de la communication, DL 2012

Pour aller plus loin :

La critique d’Olivier Belon dans la revue Critique d’art :
BELON, Olivier. « L’Arbre et le photographe ». Critique d’art, 2012. Disponible à URL : http://critiquedart.revues.org/5322. Consulté le 26 mai 2017

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Je est autre(s)

OCulmannQui sommes-nous pour les autres, peut-on se demander à la lecture du livre « The Others »? Quelle est l’image que notre portrait renvoie aux autres ? Ne sommes-nous pas tentés de camoufler notre identité en modelant notre image ? Olivier Culmann, qui ne cesse de s’intéresser aux autres, nous emmène cette fois-ci en Inde. « Avec ‘The Others’, je voulais mettre en valeur la photographie populaire indienne qui, pour moi, est d’une très grande richesse, à travers ses vêtements, ses accessoires, les poses ou encore les décors utilisés. Celle qu’on trouve encore aujourd’hui dans les studios photo de quartier et de village, et ce malgré l’uniformisation des modes de vie qui gagne peu à peu le pays » indique Olivier Culmann. Dans la société cloisonnée indienne, l’image de l’individu transcrit la religion, la caste ou encore la profession. Comme partout, mais, peut-être, plus encore en Inde, l’habit fait le moine ! Olivier Culmann a donc travailler sur le portrait que tout indien peut encore aujourd’hui se faire tirer dans un studio photo de quartier.OCulmann5

Dans une première phase, le photographe va utiliser les studios photo répartis entre différentes villes d’Inde, notamment Delhi et les régions environnantes, Chennai, Pondichéry et Bombay pour se mettre en scène dans une galerie de portraits d’hommes de la rue de toute condition et de tout âge devant les décors proposés par ces studios. Dans une seconde phase, les décors des studios vont être remplacés par des décors numériques. La troisième phase consiste à donner à des studios de retouche des morceaux noir et blanc de portrait afin qu’ils reconstituent une image complète. Enfin la dernière phase, Olivier Culmann confie ses portraits en noir et blanc à un peintre et lui demande de les reproduire en utilisant différents styles.

« Une oeuvre à la fois drôle et juste dans son analyse des conventions vestimentaires et du pouvoir de l’apparence« . L’OFFICIEL DES GALERIES ET MUSEES

« Un travail qui explore les liens entre statut social et construction d’une image de soi« . L’OBS

Décliné sous trois couvertures différentes, l’ouvrage, paru en octobre 2015, rassemble pour la première fois toute la série The Others
Plusieurs textes éclairent les multiples facettes de ce travail :
• CHRISTIAN CAUJOLLE (Commissaire indépendant).
• FRANÇOIS CHEVAL (Directeur du Musée Nicéphore Niépce).
• CHRISTOPHER PINNEY (Professeur d’anthropologie et de culture visuelle à l’University College de Londres).

The Others / Olivier Culmann ; avec les textes de Christian Caujolle, François Cheval, Christophe Pinney. – Paris : Editions Xavier Barral

Pour aller plus loin :
-> L’interview d’Olivier Culmann :

-> Olivier Culmann dans l’Atelier des photographes (Arles – Les Rencontres de la photographie)

Né en 1970 à Paris, Olivier Culmann est photographe depuis 1992 et membre du collectif Tendance Floue depuis 1996.
Le travail d’Olivier Culmann est traversé par les questions récurrentes de la liberté et du conditionnement.
http://tendancefloue.net/olivierculmann/bio/

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Vends caravane pliante

Couverture du livre de Thierry BouëtThierry Bouët est un spécialiste du portrait. Et pour cause, il était directeur artistique du fameux studio Harcourt. Quand il découvre par hasard une photographie accompagnant une annonce sur le site du Bon Coin, l’idée lui vient de faire le « portrait » de ces vendeurs. Il sélectionne donc des annonces qui lui plaisent et téléphone aux vendeurs. « J’explique que l’objet m’intéresse beaucoup, non pas pour l’acheter mais pour le photographier. Une fois sur deux, on m’envoie balader. » indique le photographe.

Thierry Bouët rencontre alors le vendeur et met en scène la photo afin de restituer une tranche de vie de la personne. Car plus que l’objet, qui parfois peut être très banal comme ce transat (p. 116) ou encore cette maison de plain-pied (p. 72), c’est l’humain et son histoire qui intéresse le portraitiste. Chaque photo est accompagnée d’un texte, au ton neutre, qui explique le pourquoi de la vente.

Ainsi sur chaque page du très beau livre des éditions Xavier Barral, on trouve la photo du vendeur et de l’objet, réalisée par Thierry Bouët, le texte de l’annonce et le texte explicatif rédigé par le photographe. Mon annonce préférée est à la page 74 et s’appelle « Caravane pliante « 

Un beau livre ! Un livre bon !

Affaires privées / Thierry Bouët ; Rencontres internationales de la photographie ; 44 ; 2013 ; Arles, Bouches-du-Rhône) . – Paris : Ed. X. Barral, 2015.

Pour aller plus loin

Le site de Thierry Bouët regorge d’autres portraits ! Pour ses recherches personnelles, Thierry Bouët s’intéresse à des domaine ayant pour thème les hommes, les femmes, l’observation des modes de vie : personnes dormant dans des lits insolites, femmes cherchant l’amour par petites annonces, adeptes du bronzage, personnes vivant à l’hôtel…
http://www.thierrybouet.com/

L’interview de Thierry Bouët dans Focus Numérique

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Médecin de campagne

Couverture du livre Médecin de campagne« Mon père était médecin de campagne dans les Côtes d’Armor. Lorsque j’étais enfant, je le voyais peu, il travaillait 14 heures par jour si je me souviens bien. Nous partions ensemble le matin à 8h, il me déposait à l’école et ne revenait que tardivement, à une heure où, gamin, je dormais profondément. […] C’est à l’heure de sa retraite que j’ai voulu comprendre son travail. » Denis Bourges sur le site de Tendance Floue.

Denis Bourges suit alors son père ainsi que son successeur, Christophe, jeune médecin, dans leurs visites à domicile chez des personnes souvent très âgées dans l’incapacité de se déplacer jusqu’au cabinet. Travaillant au Leica, le photographe a su se faire oublier pour mettre en évidence le lien de confiance qui unit le médecin à ses patients.  Les photos pleines d’humanité mettent en valeur l’importance de ces visites pour les personnes souffrantes mais aussi pour l’entourage. Sans aucun voyeurisme, Denis Bourges nous raconte le quotidien d’un médecin de campagne, un quotidien d’écoute, d’empathie, mais aussi de beaucoup de voiture !Intérieur du livre Médecin de campagne

préfacé par l’écrivain-médecin Martin Winckler

 

Médecin de campagne / photographies Denis Bourges ; préface de Martin Winkler. Les éditions de Juillet, 2014.

Pour aller plus loin :

Cette France en mal de médecins. Article de Pierre Souchon paru dans le Monde diplomatique de septembre 2016 : http://www.monde-diplomatique.fr/2016/09/SOUCHON/56209

Médecin De Campagne, Réalisation Thomas Lilti, durée 102 min, sortie le 23 mars 2016. Avec : François Cluzet, Marianne Denicourt, Isabelle Sadoyan, Félix Moati, Christophe Odent…

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Des Français : identités territoires de l’intime

Des Français. Denis Rouvre« Qu’est ce qu’être Français aujourd’hui ? » C’est la question qu’a posé Denis Rouvre aux personnes dont il faisait le portrait. Un portrait qui est toujours le même dans sa mise en scène : fond noir, visage en clair-obscur donnant une esthétique dure que Denis Rouvre assume : il aime montrer l’épaisseur des êtres en mettant leurs aspérités en évidence. « Je les aime comme ça. » Effectivement, en maître du portrait, Denis Rouvre leur donne une présence, « une singularité » comme le dit Daniel Pennac dans sa préface : « Aucun doute, nous somme chaque fois devant quelqu’un. » Et puis il y a la voix, la voix qui dit ce qu’il est. Et ce quelqu’un se fait multiple, se fait complexe, se fait humanité. « Je est un autre.« *

Et si l’on parcourt un territoire, c’est bien celui de l’intime. Plus que la quesDes Français. Denis Rouvretion d’un sol ou d’une nation, c’est l’histoire individuelle, les origines, l’enfance, les rêves et les blessures que nous donne à voir ce face à face. Et si, comme le concède Denis Rouvre, « J’ai moins de réponses après qu’au début du projet. » on termine le parcours de cette galerie avec un sentiment d’appartenir à quelque chose au-delà du particulier… A quelque chose qui a à voir avec l’humanité.

Des Français. Identités, territoires de l’intime, c’est au départ une installation vidéo (Vidéo HD au format carré avec bande son – Durée : 35’15″) que vous pouvez visionner ici : http://www.rouvre.com/fr/news/4/films. Cette installation a été créé aux Rencontres Arles Photographie 2014 puis présentée au Life de Saint-Nazaire du 9 janvier au 15 mars 2015. Le livre, très bien réalisé, avec des reproductions de grande qualité, permet un cheminement personnel à travers ces portraits mais laisse de côté, évidemment, la voix, qui vient en contrepoint de l’image.

*Arthur Rimbaud, Lettre à Paul Demeny, 15 mai 1871

Des Français : identités, territoires de l’intime / Denis Rouvre ; préface de Daniel Pennac ; introduction de Natacha Wolinski . – Paris : Somogy, impr. 2014.
Livre classé dans l’espace Documentation à la cote : 779 ROU

Pour en savoir plus :

Pour aller plus loin sur le portrait, dans les collections de la médiathèque, 4 ouvrages qui montrent la diversité et la richesse du portrait dans la photographie :

Jeanloup SieffFaites comme si je n’étais pas là : rencontres et portraits : [photographies] / illustrateur, Jeanloup Sieff . – Paris : La Martinière, 2000.
Livre classé dans l’espace Documentation à la cote : 779 SIE

 

women-are-heroesWomen are heroes / photographe JR (photographe) , auteur, Marco Berrebi . – 4e édition. – Paris : Alternatives, 2012. – 1 vol. ; 34 x 23 cm. – (Photo)
Livre classé dans l’espace Documentation à la cote : 779 JR

 

Pierre & GillesDerrière l’objectif de Pierre et Gilles : photos et propos / auteur Pierre et Gilles , auteur, Chloé Devis . – Paris : Hoëbeke, impr. 2013. – 1 vol. (155 p.) ; 25 cm. – (Derrière l’objectif)
Livre classé dans l’espaceDocumentation à la cote : 779 PIE

 

National GeographicLes plus beaux portraits du « National geographic » / traducteur, Patricia Gautier ; éditeur scientifique National geographic society (Etats-Unis) . – [Paris] : National geographic, 2004.
Livre classé dans l’espace Documentation à la cote : 779 PLU

Enfin, le lien vers le dossier thématique que la Bibliothèque Nationale de France a consacré au portrait, et plus précisément vers la page concernant la photographie :
http://classes.bnf.fr/portrait/photo/index.htm

 

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Vivre en dépit des nuits*

ACR1.JPGEn 2014, la BNF consacre une exposition rétrospective au travail photographique d’Alix Cléo Roubaud. Au travers de plus de 200 photographies, on découvre l’œuvre de cette femme née canadienne au Mexique en 1952, mariée au poète et oulipien Jacques Roubaud et qui meurt le 28 janvier 1983, à l’âge de 31 ans d’une embolie pulmonaire. Oeuvre obscure, étrange, où chaque photo semble être un autoportrait, tant le corps de l’artiste est présent. Comme cette série intitulée « Quinze minutes la nuit au rythme de la respiration » où c’est le corps qui photographie : elle est allongée sur le dos et, prise d’une crise d’asthme, elle pose l’appareil sur sa poitrine et laisse l’obturateur ouvert pendant quinze minutes. Il ne faut pas s’attendre à un travail esthétique, à des tirages d’exposition aux bords soignés. Pour Alix Cléo Roubaud, « le négatif n’est que la palette du peintre » ; seul le tirage compte, résultat parfois de la superposition de plusieurs négatifs comme pour la série « Si quelque chose noir« .
Le travail d’Alix Cléo Roubaud me fait penser à celui d’une autre photographe, américaine, mort jeune elle aussi, puisqu’elle s’est donnée la mort à 23 ans. Francesca Woodman explore elle aussi, l’image de son corps, souvent fantomatique.
La BNF a publié un riche catalogue de cette exposition, où les photos d’Alix Cléo Roubaud sont accompagnées de deux textes introductifs à l’œuvre : « La photographie, la preuve » de Catherine Millet et « Tirer hors du noir » de Hélène Giannecchini.

* tiré du journal d’Alix Cléo Roubaud, Journal, éditions du Seuil, collection Fiction & Cie, 1984

Alix Cléo Roubaud : photographies : quinze minutes au rythme de la respiration : [exposition, Paris, Bibliothèque nationale de France, site François-Mitterrand, galerie 1, 28 octobre 2014-1er février 2015], Bibliothèque nationale de France, 2014

Pour en savoir plus :

Livres :

Le journal de Alix Cléo Roubaud a été adapté au théâtre sous le tire « La Chambre noire«  par la compagnie Athra & Compagnie.

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Les Ambrotypes d’Eric Antoine

« Un travail singulier avec un procédé compliqué« 

Utiliser une technique des débuts de la photographie pour photographier un sport ô Couverture du livrecombien contemporain, voilà le travail réalisé par Eric Antoine. Photographe célébré dans le monde du skateboard, Eric Antoine se consacre depuis quelques années à la prise de vue sur plaque de verre à l’aide du procédé chimique appelé le collodion humide. Cette technique, divulguée par Frédéric Scott Archer en 1851, où l’on doit préparer la plaque de verre, l’exposer et la développer dans un temps contraint « demande apprentissage, persévérance et dextérité » comme le constate Eric Antoine. Elle est, de plus, sujette à surprise. En effet, cette chimie est capricieuse et le résultat peut laisser apparaitre des effets inattendus. C’est sans doute pour cela qu’Éric Antoine reste fidèle à ce procédé qu’il associe plus à la peinture qu’à la photo.

Eric ANTOINE. Port Land, Paris, 19-80 éditions, 2014

Plus d’information sur Eric Antoine :

Un très beau reportage d’Arte  sur le travail d’Eric Antoine

Interviews et présentation du travail d’Eric Antoine :

Sur les Ambrotypes :

 

 

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This is not a map

Couverture La maison d’édition française spécialisée dans la photographie Poetry Wanted a eu l’idée de publier des travaux photographiques sous forme de carte routière. La collection s’appelle bien sûr « This is not a map » et est riche, à ce jour, de 8 titres.

Parmi ceux-là, celui de Gilles Leimdorfer nous présente la France du Tour. Gilles Leimdorfer a suivi 5 Tour de France de 2002 à 2014. Pas dans le peloton mais devant. Ou plutôt avant ! Avant la caravane publicitaire même. Pas question de sport ici, pas d’exploit mais simplement un portrait de ce « pays au bord de la route » qui « vient chercher là une innocence perdue […] et où on peut faire semblant que rien ne change, que tout est « comme avant » ».

Ces photos nous en disent beaucoup sur la France, les gens qui l’habitent et les paysages qui la composent. Voilà donc une carte pour voyager… dans son fauteuil !

France, Europe / Un voyage photographique de Gilles Leimdorfer. – Poetry Wanted, 2015

Pour en savoir plus :

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